Le choix des matériaux

CHOIX DE NOS MATERIAUX

Un Éco-matériau est un matériau de construction qui répond aux critères techniques habituellement exigés des matériaux de construction (performances techniques et fonctionnelles, qualité architecturales, durabilité, sécurité, facilité d’entretien, résistance au feu, à la chaleur, etc), tout en prenant en considération les critères environnementaux, socio-environnementaux et sanitaires, tout au long de son cycle de vie (c'est-à-dire de sa production jusqu’à son élimination ou recyclage).

 

La qualité et la réputation des maisons POLLIER d’écoulent d’un savoir-faire construit depuis 1920, et du choix scrupuleux de chaque matériau employé. Nous avons donné la priorité aux matériaux écologiques, locaux et bio-sourcés.

 

De plus, il est important de souligner que nous passons entre 80 à 90% de notre temps dans des lieux fermés.

Pour que la démarche soit cohérente en tous points de vue, une construction écologique se doit donc d’être respectueuse de son environnement, mais aussi de la santé de ses occupants. La qualité de l’air intérieur est un critère fondamental à prendre en compte, c’est pourquoi nous avons également pris soin d’orienter nos choix vers des matériaux sains pour votre santé, et vers une conception qui vous permettra de vous offrir un habitat qui se veut être un havre de paix, de confort et de bien-être au quotidien.

… Quelques exemples de produits que nous avons souhaité éviter…

- LES LAINES DE ROCHE ET DE VERRE :

Ces produits sont constitués de fibres suspectées d’être cancérigènes, notamment celles dont la longueur est supérieure à 10 microns et largeur inférieure à 1 micron.

Les inconvénients techniques.

  • La laine de verre n’apporte presque aucune inertie et aucun déphasage aux parois qu’elle compose.
  • Les laines perdent de leurs qualités isolantes au fils des ans, car elles se tassent et perdent leur structure initiale, qui plus est en présence d’humidité.
  • Nécessité de rajouter un pare-vapeur après avoir posé la laine, car elle n’est pas efficace pour réguler l’humidité intérieure
  • Obligation de remplacement au bout de quelques décennies.

Les risques sanitaires lors de la mise en œuvre

  • Obligation de protection des mains, des yeux, des poumons et de la peau pendant la mise en place en raison de leurs effets pernicieux (masque P3, gants, combinaison, lunettes, etc.).
  • Leur manipulation peut en effet entraîner des irritations « passagères » de la peau, des yeux ou de l’appareil respiratoire. Les poussières microscopiques que les laines de verre et laines de roches dégagent peuvent en permanence entrer dans le logement par des gaines de ventilation, les gaines électriques ou les interstices des passages de spots en plafond.
  • Si la laine de roche est moins désagréable à installer, car moins irritante, le risque sanitaire est de prendre moins de précaution et de protection.

Les risques sanitaires au quotidien

  • La plupart de ces laines contiennent des liants pétrochimiques à base de résine urée-formol ou phénol-formol et des inhibiteurs de poussière aux effets négatifs chroniques pour la santé des occupants des locaux.
  • Probables propriétés cancérigènes. Des études indépendantes ont révélé ce risque, les agences sanitaires nationales ont toutefois refusé de les classer dans la catégorie des agents cancérigènes. S’il est difficile de déterminer quel est l’impact sur la santé des laines minérales, l’amiante est un excellent exemple du travail des lobbyistes.

     En raison de la taille des particules de ces laines minérales et de la VMC qui aspire et met le logement en dépression, les particules de laines minérales passent par les spots encastrés, luminaires, gaines électriques, interstices, jonctions mal assurées, etc.  et polluent les pièces par des fibres en suspension.

Concernant l’environnement

     D’un point de vue environnemental, les laines minérales sont issues de matériaux non renouvelables, nécessitent des traitements chimiques issus de la pétrochimie, et leurs fabrications sont extrêmement énergivores !

     Le traitement en fin de vie de ces matériaux est également un problème de taille. Traités chimiquement, ignifugés et imputrescibles, ils sont la plupart du temps enterrés, et laissent un héritage peu enviable.

 

Ci-dessous, le lien sur les propos rassurants du FILMM.

http://www.acqualys.fr/page/laines-minerales-avantages-et-inconvenients-isolants-thermiques

- LE FORMALDEHYDE (ou MÉTHANAL) :

« Cancérigène certain » 

En juin 2014, le formaldéhyde a été classé comme « cancérigène certain » par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Jusqu’alors, il n’était considéré que comme « cancérigène  probable ». Il est à l’origine de cancers de cavité buccale, des fosses nasales, des sinus, et son implication dans les leucémies est jugée quasi certaine.

     Le Formaldéhyde, ou méthanal, est employé dans nombre de matériaux synthétiques ; or ceux-ci relâchent au cours du temps des quantités non négligeables de méthanal dans leur environnement. C’est pourquoi le méthanal est l’un des polluants les plus répandus à l’intérieur des habitations. Au-dessus d’une concentration de 0.1 mg/kg dans l’air, il peut irriter les yeux et les muqueuses, causant des conjonctivites, des maux de tête et des difficultés à respirer accompagnées de douleurs dans la gorge.

     Le formaldéhyde est principalement utilisé dans la production de colles qui entrent dans la fabrication de panneaux agglomérés, de contreplaqués, de meubles et d’autres produits du bois.

     L’exposition professionnelle au formaldéhyde par inhalation provient principalement de trois types de sources : la décomposition thermique ou chimique des résines à base de formalhélyde, l’émission de formaldéhyde attribuable aux solutions acqueuses (par exemple, les liquides d’embaumement), ou la formation de formaldéhyde résultant de la combustion d’une variété de composés organiques (par exemple, les gaz d’échappement). En milieu de travail, l’exposition au formaldéhyde se produit par différentes voies. Le formaldéhyde gazeux est absorbé par les voies respiratoires et par contact cutané lorsqu’il se trouve sous forme aqueuse. Les effets sur la santé associés à une exposition à cette substance varient selon la voie d’exposition et la concentration ou dose absorbée.

     Dans des situations extrêmes comme des accidents ou des incendies, il est possible que le formaldéhyde soit présent dans l’air en fortes concentrations, ce qui représente un danger immédiat considérable. Des concentrations égales ou supérieures à 20ppm peuvent induire des œdèmes pulmonaires graves et éventuellement causer la mort.

     Dans le cas d’un contact direct avec la peau, le formaldéhyde peut entraîner des lésions cutanées telles que des irritations, des dermites de contact irritatives et des dermites de contact allergiques. Les symptômes se traduisent par des démangeaisons, des picotements et des rougeurs. Lorsqu’une personne est sensibilisée, les manifestations de l’allergie cutanée (érythème) risquent de se produire à chaque contact avec des concentrations de plus en plus faibles (à partir de 0.5 % de formaldéhyde).

 

Pour en savoir plus, quelques liens intéressants :

http://fdes.fr/formaldehyde-21.html

http://www.qualite-air-interieur.fr

- LE POLYSTYRÈNE :

Les inconvénients Techniques.

     La perméabilité du polystyrène à la vapeur d’eau est pratiquement nulle. L’emploi de PSE en isolation supprimerait la propriété respirante de nos parois et seule la VMC permettrait d’évacuer la vapeur générée par les activités des habitants. L’air deviendrait alors plus humide au sein de l’habitat, moins agréable, et favorable au développement de condensations et de moisissures au niveau des joints entre panneaux, catastrophiques d’un point de vue sanitaire et structurel.

     La stabilité dimensionnelle du polystyrène est faible. Il peut s’opérer au bout de quelques années une perte de volume due à l’émanation de gaz et à la dépolymérisation en styrène, ce qui, outre les impacts environnementaux et sanitaire, provoque un rétrécissement des plaques isolantes, et créer des failles thermiques.

     La performance en isolation acoustique du PSE standard est médiocre.

     Son inertie et son déphasage en températures sont faibles, ce qui le rend moins intéressant en isolation par l’extérieur ou en toiture.

Les risques sanitaires lors de la mise en œuvre

     Moins plaisant à poser qu’un isolant d’origine naturel, le véritable danger du polystyrène réside dans le dégagement de pentane, de styrène et de fumées toxiques lorsque celui-ci est travaillé avec des outils dégageant de la chaleur.

Les risques sanitaires au quotidien

     Ne dégageant théoriquement que très peu de COV, et aucun CFC, HCFC ou HFC, le risque majeur est le dégageant de fumée et de styrène extrêmement toxiques et trop souvent fatal en cas d’incendie.

Concernant l’environnement

     Bien que théoriquement recyclable à 100%, le polystyrène n’en reste pas moins un matériau issu de la pétrochimie. Il n’entre donc pas dans le cadre d’une dynamique visant à utiliser des matériaux renouvelables, locaux et bio-sourcés. De plus, sont recyclage en fin de vie est encore extrêmement peu développé, et impose au produit d’être parfaitement propre et dépoussiéré, ce qui n’est que très rarement le cas. Par conséquent, plus de 75% du « polystyrène 100% recyclable » est en réalité incinérer en fin de vie.

     Il est souvent revendiqué le faible impact environnemental du polystyrène, dû son volume composé à 98% d’air. C’est exact. Néanmoins, comparativement à un isolant végétale, et pour une résistance thermique équivalente, les 2% restant suffisent à rendre l’isolant polystyrène 5 à 10 fois plus polluant que son rivale, en fonction des indices étudiés. (cf : Fiches D.E.S. et ACV des matériaux).